Déchets : comment le CNRS rapproche recherche et industrie en Aquitaine
Premier organisme de recherche publique en France, le CNRS s’impose comme un acteur incontournable de la recherche scientifique. Pour renforcer les liens entre ses laboratoires et le monde socio-économique, il a mis en place une politique ambitieuse, incluant notamment le déploiement d’un réseau d’ingénieurs-transfert qui a organisé le 26 février 2026, un événement dédié aux industriels sur la thématique des déchets.
Si le CNRS est réputé pour mener des recherches dans l’ensemble des champs disciplinaires, ses missions ne se limitent pas seulement à ça. En Aquitaine, et partout sur le territoire national et international, il tisse des ponts entre la recherche publique et le monde socio-économique.
L’un de ces ponts s’est matérialisé le 26 février 2026, à l’Institut de Chimie de la Matière Condensée de Bordeaux1 (ICMCB) avec l’événement « Déchets : matière à réfléchir et à collaborer » organisé par le réseau régional des ingénieurs-transfert dans le cadre des actions portées au sein du pôle universitaire d’innovation (PUI) de Bordeaux et de Pau.
Une journée pour encourager les collaborations
Pendant une journée, le CNRS a montré comment la science pouvait répondre aux enjeux de recyclage, de valorisation des déchets, d’écoconception et d’analyse des traces de résidus plastiques dans l’environnement. Les experts issus des laboratoires de recherche aquitains, les industriels et les acteurs publics se sont retrouvés autour d’une même thématique, prenant tantôt la forme d’exposés scientifiques, de tables-rondes ou de moments informels. « L’enjeu derrière un événement comme celui-ci, qui a réuni une centaine de participants, c’est de faire connaitre le CNRS et l’étendue des connaissances scientifiques issues de ses laboratoires pour permettre aux acteurs industriels de les identifier comme source d’innovations », explique Pierre Mauriac, responsable de l’animation régionale des ingénieurs-transfert du CNRS, notamment pour la circonscription Aquitaine.
Des projets de collaboration déjà engagés entre des laboratoires du CNRS et des entreprises ont également illustré les manières dont la recherche publique pouvait répondre aux besoins concrets des industriels, et les dispositifs permettant d’amorcer ou structurer ces partenariats.
Un engagement pour l’innovation
L’événement « Déchets : matière à réfléchir et à collaborer » s’inscrit dans la volonté forte du CNRS de renforcer les liens entre ses laboratoires et le monde socioéconomique, et puise ses origines dans le déploiement du réseau des ingénieurs-transfert sur le territoire aquitain puisque les cinq ingénieurs-transfert de la circonscription étaient à la manœuvre. Ces professionnels aux profils hybrides sont capables de mettre en regard les compétences des laboratoires avec les besoins et/ou ambitions des entreprises. « Les ingénieurs-transfert permettent de faciliter les collaborations avec les entreprises, notamment les ETI et les PME qui n’ont pas toujours le réflexe de se tourner vers la recherche scientifique pour répondre à certaines de leurs problématiques. Ils sont des points de relai capables d’identifier les scientifiques et les entreprises susceptibles d’avoir des points d’intérêts communs. », explique Pierre Mauriac.
Si la thématique des déchets était au cœur de l’événement du 26 février 2026, cette approche se transpose à de nombreux autres secteurs puisque les ingénieurs-transfert du CNRS travaillent déjà sur des projets liés à la cosmétique, à l’imagerie, à la radioprotection ou encore à la transition énergétique, à différentes échelles. « Les ingénieurs-transfert de la région sont bien implantés localement, aux côtés des business developper de nos partenaires académiques, mais sont également bien implantés nationalement. Toutes les demandes des industriels bénéficient ainsi du potentiel scientifique du CNRS. C’est une vraie force », ajoute Pierre Mauriac.
La région Aquitaine est un territoire extrêmement dynamique sur ces questions d’innovation, en atteste les laboratoires communs, les brevets, les projets de prématuration et les collaborations avec les entreprises qui fleurissent chaque année dans les laboratoires (voir l’innovation au CNRS en Aquitaine). Le succès de « Déchets : matière à réfléchir et à collaborer » confirme que cette dynamique de rapprochement entre recherche et entreprises est un modèle gagnant.
En créant des espaces d’échange et de collaboration, à l’image également de l’événement LabCom Bordeaux dont la deuxième édition s’est tenue en novembre 2025, le CNRS contribue aux côtés des acteurs académiques de la région à façonner un territoire plus innovant, notamment dans le cadre des PUI dont l’université de Bordeaux, l’université de Pau et des Pays de l’Adour et La Rochelle Université sont chefs de file.
Et après ? Pour les entreprises qui n’ont pas pu participer à l’événement, il est encore temps de contacter le réseau des ingénieurs-transfert du CNRS. Que ce soit pour des questions liées aux déchets ou à d’autres enjeux industriels, les laboratoires publics sont prêts à accompagner les acteurs économiques dans leurs projets d’innovation.
- 1 CNRS / Université de Bordeaux / Bordeaux INP
Contact
Pierre Mauriac | pierre.mauriac@cnrs.fr