Chiffres clés et success story

Les chiffres clés de l'innovation au CNRS Aquitaine en 2019

22 structures communes de recherche avec des entreprises
122 brevets déposés, dont 55 prioritaires
3 créations de start-ups
4 projets en pré-maturation
90 start-ups en activité

Comme par exemple :

12 projets financés sur le fond de prématuration CNRS

Success story : la start-up Alvéole

« Des outils pour créer des modèles cellulaires plus fiables et reproductibles »

© UNSW Lowy Cancer Research, Australia (Dr Mélanie Chabaud)
© UNSW Lowy Cancer Research, Australia (Dr Mélanie Chabaud)

La naissance du projet :

De plus en plus, les biologistes ont besoin de nouveaux outils afin d’étudier le comportement des cellules. Il existe différentes techniques permettant le contrôle du micro-environnement de ces dernières, mais les méthodes actuelles sont fastidieuses, complexes et non reproductibles. Partant de ce constant, les scientifiques d’Alvéole ont développé une plateforme de bio-ingénierie innovante permettant d’ajuster facilement les propriétés mécaniques et biochimiques du micro-environnement cellulaire in vitro.

La start-up Alvéole :

La plateforme de bio-ingénierie PRIMO développée par Alvéole utilise la technologie du photopatterning. Cette technologie innovante permet donc de générer en laboratoire des environnements sur mesure où les celulles peuvent se comporter comme elles le feraient dans l’organisme, et donc être étudiées de manière plus fiable par les chercheurs.

En quoi la start-up Alvéole est-elle innovante ?

Née des travaux de trois chercheurs du CNRS, Alvéole a été créée en 2010 par Quattrocento, un créateur d’entreprises innovantes. La particularité de ce mode de création d’entreprise est qu’il permet aux co‑fondateurs de garder leur statut de « chercheurs » tout en étant « consultants » et membres du conseil d’administration pour l’entreprise nouvellement créée.
Dans le cas d’Alvéole, la mise en place d’un laboratoire commun avec l’Institut interdisciplinaire de neurosciences (IINS, CNRS/université de Bordeaux), laboratoire de l’un des fondateurs, est même à l’état de projet, afin d’établir un partenariat privilégié entre la start-up et le secteur de la recherche académique.

Quelques chiffres :

  • Date de création : 2010
  • Lancement du produit : 2016
  • Financement : 4 millions d'euros
  • CA 2019 : 1.6 millions d'euros
  • Brevets déposés (au 31.12.2019) : 5
  • Salariés (au 31.12.2019) : 13

Pour aller plus loin

Success story : la start-up Carbon Waters

« Une technologie unique de dispersion de graphène »

© Carbon Waters
© Carbon Waters

La naissance du projet :

Depuis plusieurs années le graphène est un matériau suscitant beaucoup d’intérêt dans le secteur des biotechnologies. Couche élémentaire du graphite, il  possède  en effet des propriétés inédites. Il  est notamment léger, quasi‑transparent avec des effets de barrière, une résistance mécanique et une conductivité thermique très élevées. Cependant il est difficile à isoler. Une équipe du Centre de recherche Paul Pascal (CRPP - CNRS/université de Bordeaux) a réussi à disperser du graphène dans de l’eau, sans utiliser d’additifs grâce à l’emploi d’eau dégazée, développant ainsi un nanomatériau innovant : l’eau de graphène.

La start-up Carbon Waters :

La start-up Carbon Waters est née de la rencontre entre deux chercheurs dans le domaine des nanomatériaux au CNRS, Alain Pénicaud et Carlos Drummond et d’un professionnel du conseil en management pour les entreprises technologiques, Alban Chesneau.

Bénéficiant de la licence exclusive pour l’utilisation de 3 brevets du CNRS, Carbon Waters a créé une forme innovante de graphène en dispersion liquide. Cette forme aqueuse offre une grande stabilité, est plus simple d’utilisation et possède des spécificités de haute qualité.  Au sein de son bureau d’études la start-up met en œuvre son savoir-faire  afin d’aider au mieux les industriels à développer de nouvelles gammes de produits. Elle élabore du graphène en dispersion aqueuse notamment pour la protection anti‑corrosion des surfaces dans des domaines tels que l’aéronautique ou l’électronique.

Quelles perspectives pour Carbon Waters ?

Après la fabrication d’un premier réacteur et l’agrandissement de ses locaux, la start-up Carbon Waters ambitionne, après des tests en usine, de commercialiser sa production dès 2021. Afin d’accompagner son industrialisation, les premières démarches concernant la construction de sa propre usine de production sont en cours. Son activité commerciale et sa R&D (recherche et développement) devraient être renforcées par le dépôt d’un nouveau brevet sur l’amélioration du procédé.

Quelques chiffres :

  • Date de création : 2017
  • Lancement du produit : 2021
  • CA 2019 : 100 000 euros
  • Brevets déposés (au 31.12.2019) : 3
  • Salariés (au 31.12.2019) : 8

Pour aller plus loin